
Weshà, t'es la joie!
Quand j'arrive c'est la fête
comme un dauphin poilu tu sautes
et sur mon pantalon clair voilà ta patte!
Mais comment veux-tu que je te gronde
quand ton amour pour moi est si profond!
Que puis-je te dire
que dès que j'entre tu me fais rire?
Le matin lorsque je m'éveille
déjà tu m'appelles jappant sur le seuil
tu m'implores, dramatique
pour qu'on joue à l'attaque
et c'est toute une époque
qui me rattrape
c'est le plaisir enfant
d'être que content
sans d'autre soucis
que de s'amuser ainsi.

Tu cours à fond derrière ta balle
tu la ramènes à une vitesse folle
mais là de moi tu te moques bien
tu fais semblant mais tu me donnes rien
finalement c'est moi qui l'arrache
directement dans ta bouche
et c'est reparti! Notre jeu redémarre déjà
le goût aussi intact que la première fois.
Et quand je travaille sur mon ordi?
Tes pattes sur le clavier, tu me regarde ainsi:
"Laisse tomber ça! Viens, on doit jouer ici!"
Wesha, Wesha qu'il te gâte ton tonton
quand au petit dej' il te file un croûton
et à midi, dès que ton maître s'en va
il te gratte et caresse que... "C'est quoi ça!?"
Et quand on lutte qu'on s'enroule au sol
les gens nous regardent l'air bien drôle:
les pauvres! Ils ne comprennent pas
qu'on puisse s'aimer autant, moi et toi,
mais nous on s'en fout, n'est-ce pas?
Car nous, on connaît bien notre joie.
Wesha tu m'aimes dans cet hémisphère
comme dans l'autre seulement ma mère
donc de t'écrire cette poésie
c'est le m i n i m u m, mon ami
le vrai problème mon cher Wesha
c'est de te la lire, car j'aboie pas!
"Peu importe les mots!" - tu me diras
"car l'amour c'est dans les yeux que ça se voit"
Eh ben t'as raison, je m'arrête là
et vite je reviens jouer avec toi!

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